Tout ce que tu possèdes
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Tout ce que tu possèdes

Can. 2012. Drame psychologique de Bernard Émond avec Patrick Drolet, Willia Ferland-Tanguay, Gilles Renaud. Alors qu'il s'apprête à refuser la fortune mal acquise de son père mourant, un enseignant solitaire voit apparaître dans sa vie sa fille adolescente dont il avait rejeté la paternité. Récit d'une mélancolie lucide sur les thèmes de l'héritage et la transmission. Paysage urbain très bien exploité. Traitement austère et un peu rigide. Bons interprètes. (sortie en salle: 2 novembre 2012)

Général Général

Genre : Drame psychologique
Durée : 92 min.
Réalisation : Bernard Émond
Scénario :
Photographie : Sara Mishara
Musique : Robert Marcel Lepage
Montage : Louise Côté

Au moment où il annonce à son père malade qu'il refuse la fortune que celui-ci s'apprête à lui léguer au motif qu'elle a été mal acquise, un professeur de littérature solitaire voit apparaître dans sa vie sa fille adolescente dont il avait autrefois rejeté la paternité.

L’avis de Mediafilm

Le Québécois Bernard Émond (LA DONATION) poursuit avec constance son dialogue avec ses contemporains à travers ce nouvel opus sur les thèmes de l'héritage et la responsabilité de la transmission. Cela dit, les répliques rares, au ton littéraire, la mise en scène étudiée, l'interprétation tout en retenue, stoppent parfois le film dans son mouvement.

Revue de presse

À ma fille

(...) pour cette réflexion en demi-teintes sur la transmission (...), le cinéaste a opté pour l’économie de mots et l’émotion en retenue. Certes, l’entreprise peut paraître (...) austère (...), mais grâce à la musique enveloppante (...) et la photographie aux éclairages subtils (...), la mélancolie ambiante laisse peu à peu place à l’espoir.

De père en fille

Le défi était grand (...) de produire un film où près de la moitié des scènes mettent en vedette un poète assis devant son écran d'ordinateur, sans dialogue, ni musique. (...) Cinéaste chevronné, Émond (...) a réussi ce pari risqué (...) et livre ainsi un film profond et intense qui fait réfléchir sur la vertu humaine.

Looking for the Meaning of Life

TOUT CE QUE TU POSSÈDES is a meticulous and understated film, where nothing feels out of place. Time is slowed to a trickle through cinematographer Sara Mishara’s carefully composed images and Robert Marcel Lepage’s breathtakingly minimal score.

Retour à la vie

Malgré quelques maladresses et une finale dont l'aspect descriptif jure avec l'ensemble, TOUT CE QUE TU POSSÈDES est une oeuvre forte, honnête et maîtrisée, d'une grande profondeur.

Reconnecté à l'essentiel

Si ce sixième long métrage de fiction est plus littéraire qu'à l'accoutumée et que l'émotion ne se trouve plus autant en filigrane, il n'en demeure pas moins dans les mêmes tons et couleurs que les autres opus de son cinéaste.

Sincère et bouleversant

Réduisant ses dialogues au minimum, Émond a parsemé son film de nombreux extraits de la poésie magnifique d'Edward Stachura. La belle musique de Robert M. Lepage enveloppe avec grâce ce drame sobre, sincère et bouleversant.

Simplement poignant

Des images brumeuses et magnifiques (...) servent avec grâce ce film dans lequel l'écriture poétique devient prodigieusement belle et vivante. Vibrant des notes musicales lancinantes de Robert M. Lepage, TOUT CE QUE TU POSSÈDES est à classer dans la frange supérieure de l'oeuvre de Bernard Émond.

De l’ombre à la lumière

(...) après LA NEUVAINE, [ce] film [est] (...) le plus réussi de Bernard Émond. Pas une réplique de trop, mais une déchirure intime captée dans ses replis, ses angles morts, une beauté formelle, une profondeur de champ, un montage de fluidité. Ce film sombre file vers sa rédemption avec une grâce douloureuse et pudique.

L'Être et l'avoir

De gros nuages noirs planent au-dessus d'un scénario où le ton solennel et théâtral des dialogues sonne parfois creux. Pas le meilleur (...) Émond, mais néanmoins doté d'un grand mérite, celui de susciter la réflexion sur les notions galvaudées du bien et du mal, de vertu et de bonté.

Parcours initiatique

Patrick Drolet (...) apporte encore une fois après LA NEUVAINE son talent multiforme à l'oeuvre de ce réalisateur. La jeune Willia Ferland-Tanguay et les autres interprètes lui apportent une collaboration bien sentie.

Se résigner au monde

(...) c'est (...) dans les silences et les espaces de flux que génère le film, rehaussés par la photographie vibrante de Sara Mishara (...), que le réel se dévoile au regard de celui qui contemple. Une forme de rigidité surplombante prend parfois le pas, mais le regard du cinéaste se maintient le plus souvent au plus près de l'humain et de ses blessures.

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