Donation, La
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La Donation

Can. 2009. Drame de Bernard Émond avec Élise Guilbault, Jacques Godin, Éric Hoziel. Les épreuves et renoncements d'une femme médecin montréalaise venue en Abitibi pour remplacer temporairement un vieux docteur. Troisième volet, austère et intransigeant, d'une trilogie de l'auteur sur les vertus théologales. Dialogues surécrits. Discours inspirant sur le sens de l'utilité. Réalisation au scalpel. Excellente É. Guilbault. (sortie en salle: 6 novembre 2009)

Général Général

Genre : Drame
Durée : 94 min.
Réalisation : Bernard Émond
Scénario :
Photographie : Sara Mishara
Musique : Robert Marcel Lepage
Montage : Louise Côté
Pays : Canada (Québec)
Distributeur : Les Films Séville
Interprètes : Élise Guilbault
Jacques Godin
Éric Hoziel
Françoise Graton
Angèle Coutu
Monique Gosselin

Une urgentologue montréalaise tourmentée par son passé se rend à Normétal, village minier de l'Abitibi, afin de remplacer un vieux docteur du coin pour un mois, et plus si affinités. Son épreuve de l'exil, fondée sur son désir de se rapprocher des gens, la renvoie à sa propre impuissance.

L’avis de Mediafilm

Ce dernier volet d'une trilogie de l'auteur sur les vertus théologales reprend de la puissance qui manquait au second (CONTRE TOUTE ESPÉRANCE), sans égaler le premier (LA NEUVAINE). La mise en scène au scalpel, au parti pris résolument contemplatif, les dialogues surécrits et le jeu retenu des interprètes, donnent à l'ensemble l'aspect austère et figé recherché.

Revue de presse

Visages-paysages

Tout dans le travail du cinéaste nous incite à regarder, à scruter ces visages lourds d'histoire, de tragédies assurément, mais aussi de bonheurs multiples. Et le choix éclairé des comédiens, connus (...) ou moins connus, nous permet d'adhérer entièrement à cette quête de vérité qui obsède le cinéaste.

Final and Weakest Chapter

Here, the emotionally battered doctor from the first film returns, taking up a temporary position in a depressed rural town, but the pic is as flat as the landscape, wrapped in an unbearable dullness of being.

Trouver sa voie

D'un rythme fluide et contemplatif, (...) dépourvu de dialogues superflus quoique (...) trop écrits, les retrouvailles avec Jeanne (...) permettent à Bernard Émond de signer une fine et sensible réflexion sur la transmission des valeurs (...). Mentionnons (...) la photo irréprochable de Sara Mishara (...) qu'accompagne parfaitement la musique (...) de Robert Marcel Lepage.

Touchant et déroutant

Plus encore que dans ses films précédents, LA DONATION fait dans la simplicité, le dépouillement et même la renonciation. Comme le paysage, le film a un côté aride et austère, et il charrie une certaine tristesse. Bien que touchant, LA DONATION est moins émouvant que les deux précédents, mais la distribution est impeccable.

La Cité des enfants perdus

Des plans souvent fixes, des dialogues réduits au strict minimum, un rythme lent, tout ici appelle une vraie profondeur. Et exige du spectateur une disponibilité particulière. (...) Autour d’Élise Guilbault, parfaite bien sûr, gravitent une galerie de personnages authentiques, incarnés par des acteurs visiblement habités. Et émouvants.

It's austere, but beautiful

Like the great French director Robert Bresson, Émond aims for a simplicity of style that records the pedestrian facts of life while suggesting deeper meanings about the human place in theorder of things. (...) Guilbault (...) is an excellent actress whose emotionally closed performance conveys both her observant intelligence and hidden sorrows.

De l'indifférence

Mieux contrôlé que dans LA NEUVAINE, le jeu des interprètes fait fi de toute émotion forte, favorisant une distanciation brechtienne (...). C'est d'autant plus vrai que les dialogues, très écrits, cherchent moins à restituer le réel qu'à le rendre artificiel. Comme si les personnages (...) étaient de simples pantins au service d'un message unique: le don de soi.

Cinéma charitable

Des trois volets de la trilogie, LA DONATION est le plus fidèle au genre documentaire. Le plus honnête, filmé au présent, sans les flashes-back et autres allers-retours temporels. (...) Élise Guilbault, (...) juste et émouvante, et Jacques Godin (...) donnent au film plus que crédibilité et sérieux. Leurs traits tirés, presque abîmés, les éloignent de cette image publique parfaite des vedettes.

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