Azur et Asmar
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Azur et Asmar

Fr. 2006. Film d'animation de Michel Ocelot. Au Moyen Âge, deux garçons élevés comme des frères, l'un fils d'un châtelain et l'autre d'une nourrice, partent à la recherche d'une fée. Riche conte moral sur la tolérance et la diversité culturelle inspiré des «Mille et une nuits». Amalgame audacieux de genres musicaux. Personnages attachants. Dessin minutieux d'une grande beauté. Couleurs resplendissantes. (sortie en salle: 2 mars 2007)


Genre : Film d'animation
Durée : 99 min.
Réalisation : Michel Ocelot
Pays : France
Distributeur : Les Films Séville

Devenus rivaux après avoir été élevés comme des frères, deux jeunes hommes, l'un fils de châtelain, l'autre d'une modeste nourrice, partent à la recherche de la fée des Djinns, dont la légende a bercé leur enfance.

L’avis de Mediafilm

Michel Ocelot (KIRIKOU, PRINCES ET PRINCESSES) déploie de nouveau son immense talent pour illustrer, dans des couleurs resplendissantes et un graphisme minutieux, un riche conte moral sur la tolérance et la diversité culturelle, fortement inspiré des «Mille et une nuits».

Revue de presse

Des Images de synthèse pour enluminer un conte de fées

Le scénario, écrit par Michel Ocelot, pêche peut-être par son extrême simplicité et par sa volonté trop évidente de combler le fossé entre deux cultures. Mais, si les mots sont pesants, l'invention graphique et cinématographique s'envole. Entre le prologue médiéval et ses enluminures de pixels et le finale dans le palais de la fée des djinns (...), Michel Ocelot tisse une tapisserie de plans et d'images qui surprennent et ravissent. On pourra aussi regretter que l'apparence et l'animation des personnages se tiennent en retrait du reste du film. Mais cette faiblesse est en grande partie compensée par les voix des comédiens, au premier rang desquels (...) Patrick Timsit, efficacement comique, en comparse peureux.

Un Conte humaniste et enchanteur

(...) bien des épreuves attendent nos personnages, chacune mise en scène en puisant aux bestiaires mythiques autant qu’à la pure invention. Les personnages évoluent, à tous les sens du terme, sur des décors d’une beauté sidérante. La langue arabe, non traduite, et la langue française se font écho tout au long avec la fluidité des sources. C’est l’une des belles idées de ce film d’animation au propos humaniste qu’enchante encore la musique de Gabriel Yared. Éblouissant !

Original and Bright Fairy Tale

AZUR ET ASMAR reps family entertainment so gloriously bright, auds with sensitive eyes may need shades. Gallic writer-helmer-animator Michel Ocelot abandons here the hand-drawn technique and the sub-Saharan setting he explored in his KIRIKOU franchise to go digital and further North up the continent with an original fairy tale about two young men - one French, one Arab - on a quest to find an enchanted bride. (…) Departing from the more traditionally 'toon-like figures in the KIRIKOU movies, graphic style here eschews definition lines altogether on the characters and limits shading so that figures' clothes appear as scaldingly bright fields of solid color in motion. Production design, credited to Anne-Lise Lourdelet- Koehler, goes nuts with the intricately patterned, arabesque architecture and highly stylized and detailed landscapes to craft a world like a lavishly printed children's book brought to life.

Un Conte splendide dans l?Orient médiéval

Brodé de fils d’or, tendu de soie et de velours, peuplé de bêtes fabuleuses, de fruits charnus, de palmeraies luxuriantes et de déserts incandescents, ce film d’animation est d’abord une intarissable source d’émerveillement visuel. La beauté hiératique d’un livre d’images, l’infinie douceur d’une berceuse : Ocelot rend un fastueux hommage à l’Islam médiéval, de marchés multicolores en palais des mille et une nuits. Dans ces décors, qui rappellent sans la décalquer l’esthétique de KIRIKOU, les personnages prennent du relief, grâce à une délicate utilisation de la 3D. (...) AZUR ET ASMAR est un conte classique : une série d’épreuves et, au bout, une morale clairement assumée. Ici, un vibrant humanisme, un plaidoyer sans ambiguïté aucune en faveur de la tolérance. Une denrée simple, mais de plus en plus rare, presque désuète, dans l’animation comme ailleurs. C’est pourtant plein de vitamines, du genre de celles qui aident les enfants à grandir.

Le Conte est beau

(...) les enfants peuvent le voir comme un joli conte aux couleurs flamboyantes où deux frères de lait, un Blanc et un Arabe, s'allient pour affronter une série d'épreuves et libérer la fée des Djinns. Un film sur la fraternité et l'éloge de l'hospitalité, nourri de bons sentiments ? Uniquement si l'on tient à tirer ce fil. Car, comme dans ses films précédents, Michel Ocelot surprend et dérange en montrant et faisant entendre ce qui est en général exclu de tout dessin animé. Pire encore : il dérange plutôt dans les deux premiers tiers du film, avant de conclure l'intrigue sur une poursuite et résolution d'obstacles classiques. Audace la plus évidente : le film contient de nombreuses répliques en arabe, sans sous-titre, ce qui est normal, puisqu'il se déroule en grande partie dans un pays arabe, à l'époque médiévale. Rassurons les adultes non arabophones : ce qui est énoncé est compréhensible dans le contexte mais plonge le spectateur en terrain étranger plutôt que conquis.

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